Une progression a été trouvée sur cet appareil.
Une apprentie cartographe de quatorze ans, et un père disparu dans un col qu’aucune carte n’a jamais fini de dessiner. Pour le retrouver, il faudra traverser une forêt dont les arbres changent de place, croiser un troll, des loups de pierre et un dragon de cristal, tous bien plus impressionnants que méchants.
Trois compagnons hauts en couleur accompagnent Léna jusqu’au cœur de la Montagne Grise. Et au bout du chemin, cet enfant doit décider si tout ce qu’on découvre mérite d’être dessiné.
À Verbois, petite ville blottie au pied de la Montagne Grise, le marché du soir ferme à la lueur des lanternes. Les derniers marchands replient leurs étals de laine et de fromage, tandis que les crêtes grises de la montagne se découpent, immenses, contre un ciel qui vire au violet.
Léna, quatorze ans et déjà la meilleure apprentie de l’atelier du cartographe royal, range ses pinceaux et ses cartes vierges quand un vieil homme au manteau rapiécé s’arrête devant son étal.
Il ne demande rien, n’achète rien. Il pose sur la table une petite pierre bleue qui capte la lumière des lanternes, comme si elle en gardait un peu pour elle. « Elle appartenait à ton père, dit-il enfin. Je lui avais promis de la rendre un jour à sa famille. »
Léna connaît l’histoire par cœur. Elle avait deux ans quand son père est parti cartographier le col de la Montagne Grise, et il n’est jamais revenu. Sur la pierre est gravé un soleil aux rayons tordus, de longueurs inégales, un symbole qu’aucune carte du royaume ne mentionne.