Une progression a été trouvée sur cet appareil.
Chaque 31 octobre, les enfants de la rue des Coquelicots font la tournée des bonbons en bande. Cette année, le petit vampire porte une cape en satin rouge, des dents en plastique qui gênent pour parler, et un seau en forme de citrouille à remplir de bonbons.
Au bout de la rue, la maison des Glycines est vide depuis des années. Pourtant, ce soir, une fenêtre y brille.
Le soleil s’est couché sur la rue des Coquelicots, et les citrouilles ont pris le relais. Il y en a une sur chaque perron, creusée, sculptée, avec une bougie qui tremblote au fond. Ça sent la cire chaude, les feuilles mouillées et la soupe de potiron qui mijote derrière les fenêtres.
Le petit vampire remonte son col et fait claquer ses dents en plastique. Devant la boulangerie, la bande attend déjà : une momie qui perd ses bandages, deux sorcières, et un squelette qui a oublié de mettre des gants.
« On commence par la grande rue ? » propose la momie.
Au même moment, tout au fond de l’impasse des Glycines, une lumière s’allume au premier étage de la maison vide. Une lueur verte, qui tremble un peu, puis s’éteint.