Une progression a été trouvée sur cet appareil.
Un bloc noir de quatre mètres, apparu sans bruit au milieu d’un champ d’orge, sans porte, sans trace, sans la moindre explication. Un fermier, Paul, doit décider comment vivre avec cette chose immobile.
Une science-fiction contemplative, presque silencieuse, sur la façon dont chacun choisit de le regarder, de l’expliquer, ou de vivre avec.
Il y a quelques jours encore, il n’y avait que de l’orge, à perte de vue, dorée par les derniers jours de septembre. Ce matin, Paul s’arrête net au bout du chemin de terre : au milieu du champ se dresse un bloc noir, haut de près de quatre mètres, parfaitement lisse.
Le tracteur, moteur encore chaud, attend au bord du chemin, planté là où Paul l’a arrêté. D’ordinaire, à cette heure, il n’y a rien d’autre à regarder ici que des épis et le clocher du village, loin derrière.
Ni porte, ni fenêtre, ni la moindre inscription : la surface ne renvoie presque aucune lumière, comme si la lumière du jour glissait dessus sans y trouver prise, comme si elle était absorbée.
Autour, le silence a quelque chose d’inhabituel. Même les corneilles se taisent.