Une progression a été trouvée sur cet appareil.
Roger Delvaux a raccroché l’uniforme depuis cinq ans et compte bien le laisser au placard : ses seules batailles, désormais, se jouent sur sa console de jeu vidéo. Un appel de son ancienne commandante suffit à le renvoyer en mission, sous une fausse identité, à bord d’un paquebot de croisière où se cache un message codé capital.
Le ton est résolument comique et la mission ne se déroule jamais comme prévu.
Sur l’écran, la flotte ennemie encaisse la dernière salve. Encore un tour, et Roger Delvaux remportera enfin cette partie de « Conquérants du Vide », entamée trois soirs plus tôt.
L’appartement sent la pizza et le soda, mais il est impeccablement rangé, comme les médailles que Roger Delvaux astique encore certains soirs, par habitude plus que par nostalgie. Trente ans de service, cinq ans de retraite, et un canapé qui a fini par prendre exactement la forme de ses soirées.
Le holo-comm bipe sur la table basse, insistant. L’écusson qui clignote dessus, celui de l’Armée Planétaire, n’appelle jamais pour prendre des nouvelles.
Roger Delvaux connaît ce genre d’appel. Il a passé de longues années à les redouter, et cinq ans de retraite à espérer ne plus jamais en recevoir.